- Le Fétichisme

Le fétichisme : une adoration érotique

Le fétichisme est une pratique sexuelle très particulière où le plaisir et le désir s’articulent autour de l’adoration d’une matière, d’une partie du corps ou encore d’un objet qui peut être érotique ou non.

Le fétichisme est l’attirance sexuelle très particulière pour un élément isolé et parfois singulier du jeu érotique. Selon les psychologues et derrière eux les sexologues, le fétichisme est une rémanescence de l’enfance. Selon Freud, cette pratique s’inscrit dans une adoration irrésistible d’une partie du corps, d’une matière ou encore d’un objet du quotidien à toute fins de rechercher l’orgasme, indépendamment du coït.

Le fétichisme est en quelque sorte une forte excitation obtenue non plus par l’organe sexuel du partenaire mais par la vue ou le toucher d’une partie du corps ou d’un objet qui vient alors remplacer le sexe coïtal. Une perversion stigmate d’un malaise. Selon Freud, le fétichisme vient de l’enfance. Le jeune garçon le développe ou non lorsqu’il découvre pour la première fois que le sexe féminin est dépourvu de pénis. La peur de la castration s’établit dans l’esprit de l’enfant et il y a alors transfert sur un objet présent lors de cette première découverte. Ce transfert sur un objet fétiche pallie la peur. Le fétiche devient en quelque sorte un substitut du phallus manquant de la femme. Cet objet qui peut être totalement insolite et sans aucun rapport avec l’érotisme va devenir nécessaire dans le futur au petit garçon pour avoir une satisfaction sexuelle.

Cette théorie qui a longtemps prévalue a été remise en cause plus tard du fait qu’il existe bien un fétichisme féminin qui ne peut être imputé à une peur de la castration. De nombreux éminents psychiatres et psychologues ont apporté par la suite des théories différentes pour expliquer le fétichisme.

Dans les années 1930, Mélanie Klein présente le fétichisme du côté de l’objet maternel dans sa dimension d’attachement/séparation. Dans les années 1950, Donald Winnicott développe une théorie sur l’«objet transitionnel» qui serait une hallucination liée à la relation maternelle. Les objets du fétichisme Le fétichisme de par sa nature psychologique complexe s’accroche à une grande variété d’objets, de matières ou de parties du corps. Parmi les fétichismes les plus courants, on peut noter le fétichisme des étoffes (cuir, latex, vinyle, élasthanne, etc), le fétichisme des vêtements et des sous-vêtements, le fétichisme d’une partie du corps et notamment celui du pied qui donne des fétichismes particuliers comme celui des chaussures (bottes, cuissardes, bottines et talons aiguilles principalement), des chaussettes et bien d’autres encore. Les autres parties du corps sujettes à fétichisme sont l’aisselle, le nombril ou des particularités physiques comme le timbre de voix, la teinte des cheveux, le type de coiffure (chignon, tresses, frange, etc.) ou du port de lunettes. Certains fétichismes s’établissent aussi sur les femmes enceintes, les femmes mûres ou des femmes obèses.

Extrait : Dominique A.C

La fascination des talons aiguilles

La fascination pour les talons aiguilles se retrouve aussi bien chez la gent masculine que chez celles qui les portent … dont moi la première ! J’adore voir et porter des talons aiguilles.

Le talon aiguille provoque chez l’homme un certain désir fétichiste. Il voit ainsi dans le talon aiguille le prolongement de l’objet de son désir. Le fait que la femme soit haut perchée la place en position de domination et lui donne un statut de conquérante. Inconsciemment, l’homme se trouve fortement excité par cette situation dans laquelle il est quelque peu masochiste et fétichiste.

Le talon aiguille pourrait symboliser la virilité féminine. Certains hommes affectionnent de lécher et sucer les talons de leur partenaire durant leurs ébats.

Extrait : Kezako.TV